un déchet, une ressource ?

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Date de publication

04/08/2025
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Un déchet, une ressource – Comment est-ce possible ? Je te laisse deviner…
Dernièrement, la rédac’ a été conviée de participer à la restitution de projets à La Galerie du Zéro Déchet, dans la matinée du vendredi 21 mars 2025. Lors de cet événement, ont été présent.es Nina Mondrzak – coordinatrice de la galerie ; Sébastien Poussielgue – designer upcycleur bois * ; deux professeures du Lycée de la Mode Fernand Renaudeau – Pascale Lacroix Poussielgue et Sandra Drouet. Dans le cadre de la formation DNMADE *, Pascale Lacroix Poussielgue a ainsi donné naissance à HACKATON, une démarche projet pédagogique innovante. La commande est d’élaborer un « projet cohérent faisable ». De novembre à mars 2025, ces étudiant.es ont relevé le défi, celui de concevoir des objets inédits à partir de détritus qui ne servent plus, en seulement douze heures de séances d’enseignement. Chaque groupe nous ont ainsi livré leur projet le jour j : « Le sac memory » ; « Survivre » ; « Ne te défile pas ! » et « Matrix ». Pour les réaliser, ils devaient suivre les étapes de conception, issues du design fiction ou du design thinking.  Kesako, ces méthodes créatives ? Élémentaire mon cher Watson, la rédac’ te livre des notions de compréhension, qui je l’espère, vont t’éclairer voire t’impulser des idées novatrices, en matière de recyclage textile.
Au vu de la montée en puissance de la mode ultra fast fashion qui sévit dans nos bennes actuellement, tu détiens désormais des sources d’inspiration pour remédier à cette problématique planétaire.

Les sources d’inspiration

Présentement, les élèves de troisième année se sont prêté.es à un exercice de style et non des moindres.  Leur projet doit répondre à un cahier des charges s’inscrivant dans une démarche de conception innovante en respectant les principes du design fiction ou du design thinking.

La méthode par le design fiction prend sa source en explorant des futurs possibles sans contraintes, à partir d’histoires, de prototypages, incitateurs d’une réflexion proactive et positive.

Tandis que la méthode thinking est quant à elle, centrée sur l’usager.ère faisant face à des situations complexes, qui tend à les résoudre au travers de la définition du problème ; le prototypage ; le test et l’empathie pour comprendre ses besoins.   


Quatre projets vont suivre, t’amenant vers des possibles où le déchet devient une ressource innovante, originale, sociabilisante, utile, nécessaire, qui peut réduire demain les impacts en faveur d’une mode plus responsable et durable.


 

Le projet mené n° 1 par Angelle – Célestine – Mathilde B. et Tamara

Qui suis-je ? Je suis…

  • Un déchet ressource ? Des boîtes de céréales en carton vouées à la benne
  • Pour qui ? À destination de personnes âgées
  • Quel objectif ? Un objet utile répondant aux besoins des personnes souffrant de légers troubles de mémoire
  • Le pitch ? Elles ont mené l’enquête auprès des personnes âgées de 70 à 79 ans dans un EHPAD à Boussay, pour connaitre leurs besoins en cas d’oubli(s) quand elles vont faire leur course
  • Le prototypage ? Plusieurs prototypes ont été confectionnés à partir de coffrets d’infusions, de boîtes de céréales et de sachets de céréales en plastique
  • La technique de confection employée ? Le tissage.

Le must : il répond à un problème de santé publique, celui de la perte de mémoire, qu’elle soit soudaine, partielle, transitoire ou neurodégénérative.

Tic-tac, à ton avis, c’est quoi ? Un sac, bien sûr ! « Le sac memory ».


Le projet mené par n° 2 Clarisse – Emma – Mathilde V. et Nicolas

Qui suis-je ? Je suis…

  • Un déchet ressource ? Le sac de courses en plastique imperméable
  • Pour qui ? À destination aux citoyens du monde
  • Quel objectif ? Un objet de première nécessité qui s’enfile aisément
  • Le pitch ? À partir du dernier rapport du GIEC mentionnant que le niveau de la mer pourrait s’élever de plus d’un mètre d’ici à 2100, ils ont élaboré des recherches en explorant des notions de portabilité et de fonctionnalité, en s’inspirant des défilés de créateurs
  • Les techniques de confection employées ? L’assemblage à l’ultrason et la couture machine pour les finitions.

Le must : il t’invite à réfléchir dès à présent, sur quoi prendre en cas d’extrême urgence.

Tic-tac, à ton avis, c’est quoi ? Un gilet de sauvetage, bien sûr ! Un gilet « Survivre ».


Le projet mené par n° 3 Erika – Lilou – Mélisse et Zora

Qui suis-je ? Je suis…

  • Un déchet ressource ? Des pelotes de laine
  • Le sourcing ? La ressourcerie des Biscottes à Angers (49)
  • Pour qui ? À destination de vestes qui ne sont plus portées
  • Quel objectif ? Un vêtement qui dure plus longtemps 
  • Le pitch ? À la ressourcerie des Biscottes, elles ont fait ce constat que « pour l’entreprise, prendre autant de temps pour remettre à neuf des pelotes de laine est un investissement à perte ». Alors, cette équipe a trouvé la solution : la revalorisation par le surcyclage à partir de pelotes de laine. Pour savoir quel type d’upcycling confectionné en laine, elles ont sondé auprès de consommateur.rices âgés de – de 18 ans à + de 50 ans, afin de connaître s’ils.elles préfèreraient plus de poches sur leurs habits et quelles idées d’upcycling liées à la laine. 
  • Le prototypage ? À partir d’une gamme d’échantillonnages tressés et tissés ; la confection de pompons
  • Les techniques de confection employées ? Le tricot, la broderie, le piqué libre, le crochet, le point de tapis.

Le must : le surcyclage gagne du terrain, et pour cause ! Cela permet de remettre un vêtement qu’on ne met plus. Une fois revalorisé, ce vêtement devient une pièce unique en le personnalisant à sa manière. Il valorise également des savoir-faire manuels ancestraux ceux de broder, de tricoter, de crocheter, en sachant que ces savoir-faire demeurent accessibles à toutes et tous !

Tic-tac, à ton avis, c’est quoi ? Une veste revalorisée avec le rajout de poches en laine de rebus, bien sûr ! « Ne te défile pas ! » d’un fil.


Le projet mené n° 4 par Eolya – Eva – Gabrielle – Maïna et Marie

Qui suis-je ? Je suis…

  • Un déchet ressource ? Les e-déchets (ordinateur, téléphone, télévision, machine à laver, grille-pain, brosse à dents électriques…)
  • Pour qui ? À destination de personnes qui souhaitent restées connectées lors de leur déplacement
  • Quel objectif ? L’objectif est double : celui de « réduire les déchets technologiques et créer une mode hybride entre artisanat et innovation technologique »
  • Le pitch ? Cette équipe s’est emparée de l’un des futurs problèmes majeurs planétaires le plus impactant – le recyclage des e-déchets. Ces e-déchets sont très toxiques, non-biodégradables contaminant ainsi massivement les sols, l’eau, l’air et notre santé. Seuls 22% de la masse des “e-déchets” ont été correctement collectés et recyclés en 2022. Elles ont choisi de récupérer certains matériaux tels que des câbles d’alimentation, des cartes à puces, des bouts et embouts de câbles. Pour trouver des scénarios d’usage, elles se sont dit pourquoi pas rechercher du côté de l’IA conversationnel : Chat GPT et Deepseek ! Les réponses dans l’ensemble ont été peu convaincantes
  • Les techniques employées ? L’usage de deux logiciels – Illustrator pour la maquette et Trotec pour la découpe laser ; l’assemblage par le laçage de câbles électriques, du collage et des insertions.

Le must : cet objet permet de pouvoir se recharger à tout moment. Aussi, il est modulable à souhait et recyclable à l’infini (enfin presque !). Surtout, il peut dématérialiser tout type de données aussi bien pros que persos.

Tic-tac, à ton avis, c’est quoi ? Un sac connecté, bien sûr ! Il pourrait être porté par Keanu Reeves, dans « Matrix ».

Après chaque passage des projets, des échanges ont eu lieu entre les professeurs, moi, Sébastien et les équipes. Des moments fort enrichissants ! Nous les avions tous félicités pour leurs travaux rendus à temps.

Ci-dessous, les projets en image !

En commentaires, tu me diras le projet que tu préfères 😉

Les projets en image DNMADE 2025
Le sac Memory ~ Survivre ~ Ne te défile pas ! ~ Matrix

Références

* Sébastien Poussielgue est le fondateur de deux marques nantaises The Minimum et Le Meuble Unique produisant des créations artisanales uniques, à partir du bois de récupération de fenêtres et des anciens meubles sauvés de la destruction.

* La formation DNMADE mention Mode spécialité Design Vêtement-Accessoires est proposée au Lycée de la Mode à Cholet (49). Cette formation prépare les étudiants à passer un diplôme de licence en trois ans. Elle vise à former les créateurs et professionnels de la mode de demain. En 2024, cet établissement est classé au 7ème rang national sur Parcoursup. https://www.opb.education/post/classement-dn-made-mode

Contacts

* Lycée de la Mode – 20 rue Carteron
BP2124 – 49321 CHOLET – Tél. 02.41.71.00.53
https://www.lycee-mode.fr

* Pascale Lacroix Poussielgue – Référente de la 3ème année DNMADE Vêtements et accessoires
pascalelacroix22@gmail.com

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